Le Belem - Voilier historique

Les caractéristiques techniques

Authenticité

Le Belem est un trois-mâts barque à phare carré construit par les chantiers Dubigeon à Chantenay sur Loire et mis à l’eau pour la première fois le 10 juin 1896.

Dimensions

50,96 m de longueur de la poupe à la proue

Largeur au maître bau : 8,80 m

Tirant d’eau : 3,60 m

531 tonneaux ou 507 UMT

Mâture Gréement

Mâts en acier en 2 parties (bas mât, mât de hune)

Hauteur du grand mât au-dessus de la flottaison : 34 m

Nombre de voiles : 22 (voiles carrées et voiles d’étai)

220 points de tournage des manœuvres courantes

250 poulies simples, doubles et triples

Coque

doubles et triples

Coque rivée, tout acier, longueur de coque sans beaupré : 51 m

Longueur hors tout : 58 m

Longueur à la flottaison : 48 m

Propulsion Équipement

Propulsion par 2 moteurs Diesel Fiat-Iveco, 300 CV chacun 2 lignes d’arbre, 2 hélices 4 pales

3 groupes électrogènes

Réserves de gazole : 40 tonnes.

Autonomie : 24 jours à 7 nœuds, soit environ 4 000 miles marins

Réserves d’eau douce : 20 tonnes.

Production d’environ 3 tonnes/jour par osmoseur

Guindeau électrique et 3 cabestans de pont

Performances

Vitesse maximale au moteur par mer belle : 9 nœuds

Possibilité de remonter à 75° du vent

Durée d’établissement de toute la voilure par petit temps: 30 à 40 min

Durée nécessaire pour serrer toute la voilure par petit temps : 50 à 60 min

Durée d’un virement de bord complet : 15 à 20 min selon le vent régnant

Équipages

Les métiers du Belem

Le Belem est un navire qui n’a pas son semblable aujourd’hui dans l’ensemble de la marine française ; ses 16 membres d’équipage n’exercent donc pas leurs métiers à bord tout à fait comme ailleurs, même si les règles de la Marine Marchande s’y appliquent dans l’ensemble. En découvrant l’histoire et la spécificité de chaque métier à travers celui qui l’exerce, c’est le Belem lui-même qu’on apprend à mieux connaître.

Le commandant

Capitaine de navire marchand il est, à ce titre, une personne aux multiples « casquettes » : de la conduite du navire dans le strict respect des lois, des us et des coutumes, jusqu’à l’enseignement théorique et la formation générale maritime des stagiaires. Depuis le 8 avril 2003, le capitaine Jean-Pierre Boin est commandant titulaire en remplacement du commandant Marc Cornil, qui était en poste depuis le 1er juillet 1990.

Le second capitaine

Aux côtés du commandant, le second capitaine est chef du service Pont. Il assume des responsabilités qui vont de la sécurité des stagiaires et de l’équipage à celle du navire et son entretien en passant par les démarches administratives, la discipline, l’hygiène, l’approvisionnement. Il répond du fonctionnement efficace, harmonieux et rigoureux de la vie sur le Belem…

Le chef mécanicien

L’officier mécanicien occupe, en tant que chef du service machine et conseiller technique du commandant, le deuxième rang dans la hiérarchie du bord après le commandant. Il est l’équivalent du second capitaine.

La salle des machines est indiscutablement un des éléments du Belem qui permettent au voilier d’être en prise avec le monde contemporain.

Un entrepont abrite un atelier de travail dont l’installation et l’outillage répondent à la vocation « touche à tout » du mécanicien, puisque rien de ce qui est mécanique, hydraulique, électricité, plomberie ne doit lui être étranger…

Ailleurs, en fond de cale, les conteneurs ou « caisses » de gazole donnent au trois-mâts une autonomie de 4000 miles à une vitesse moteur de 7 nœuds.

Les lieutenants

À la mer, ils assurent le quart avec le second capitaine. Au nombre de deux, ils se partagent des tâches pratiques et administratives. Le « premier lieutenant » est communément appelé « lieutenant navigation ». Il est tout particulièrement chargé de la tenue à jour de la nombreuse documentation nautique du navire (cartes, instructions nautiques, livres des feux…).

Le « second lieutenant » porte le titre de « lieutenant administratif ». Il aide le second capitaine dans le suivi administratif des membres de l’équipage, mais il est aussi « pharmacien » et gestionnaire-comptable de la « boutique ».

Un maître d’équipage : le bosco

Maître d’équipage est son titre officiel, mais pour tous, sur terre comme sur mer, il est le « bosco ». Ni officier ni matelot…

Il est le lien, le relais entre les hommes d’équipage et le commandement, travaillant en tandem avec le second capitaine. Mais de toutes ses responsabilités, ce travail de liaison pourtant primordial est sans doute le moins visible : ce qui fait la réputation du bosco, c’est l’état d’entretien de son navire, c’est aussi l’efficacité, la discipline, la bonne entente de son équipage.

Durant ses congés, son intérim est assuré par le « maître charpentier ».

Huit gabiers instructeurs

Le gabier : matelot préposé à la voile et à la manoeuvre. Ce qu’on voit le plus souvent d’un gabier du Belem, c’est la semelle de ses bottes… Le métier requiert donc, un sens de l’équilibre au physique, comme au mental car les gabiers ont, comme les autres membres d’équipage, une mission d’encadrement et de conseil auprès de centaines de stagiaires.

Non seulement sont-ils des marins aguerris, mais le travail à bord du Belem exige de leur part des capacités relationnelles et pédagogiques indispensables.

Deux cuisiniers

Ils s’affairent du matin au soir entre la « cambuse » et la « mayence » (cuisine) à mitonner les 130 repas des stagiaires et de l’équipage.

Le Belem, grand témoin de l’histoire de la marine à voile et joyau du patrimoine maritime français, mériterait tout aussi bien de figurer dans les guides des bonnes tables pour la qualité de la cuisine servie à bord…

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